Samedi 19 août 2006
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Afin de répondre aux questions que pose l’âme, le XX° siècle a vu le couronnement de la psychologie et de nombreuses matières analogues, ambitionnant ainsi de pénétrer les méandres insondables de l’inconscient.
Toutefois, depuis quelques années maintenant, le champs de compétence stricte du cognitivisme, du behaviorisme et d’autres spécialisations amenant à une scientificité toujours plus exacerbée des sciences de l’âme se trouve déstabilisé par un retour aux questions existentielles primordiales.
La philosophie, mère de la surpopulation disciplinaire moderne, au moins dans les sciences humaines, se doit de retrouver son rôle premier au travers du traitement thérapeutique des passions de l’âme. Contrairement à sa généalogie, elle ne se fixe pas d’apporter des solutions mécaniques à certains troubles, mais simplement, tel qu’elle l’a toujours fait, fixer des règles de vie visant à améliorer le quotidien de l’être humain.
Rappelons simplement qu’au travers de l’histoire chaque « Age d’or », chaque période de prospérité matérielle et intellectuelle, furent conjointement des périodes d’extension et d’épanouissement de la philosophie. Nous noterons ainsi sans difficulté l’antiquité, la renaissance ou encore les « Lumières ».
Ce que je propose ici, est simplement de vous aider à découvrir ou redécouvrir la philosophie sous des traits thérapeutiques dans une forme de quête de l’âme visant une remise en question de soi afin d’améliorer le quotidien de chacun.
L’accumulation de stress, de fatigue, de colère, qui sont les signes d’une pression sociale aujourd’hui de plus en plus forte, parvient à altérer nos jugements, à biaiser nos raisonnements et rend notre quotidien plus difficile.
Nous parlerons ici de phénoménologie sous la désignation large du terme, dans le sens où nous étudierons chaque phénomène, physique ou métaphysique, empirique ou onirique, de la vie courante sous forme introspective afin de régler les tumultes de la psyché.